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	<title>Réseau des Forums André-Naud</title>
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	<description>Pour promouvoir la liberté de pensée et de parole dans l'Église catholique</description>
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		<title>Procès-verbal 2010.04.22</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 20:04:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raymond Anctil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Forum André-Naud Région Nicolet-Trois-Rivières Procès-verbal de la réunion du 22 avril 2010 Présences Raymond Anctil, Louis Blanchard, Henri-Paul Bordeleau, Raymond Champagne, Armand Descôteaux, Jacques Duhaime, Céline Girard, François Gravel, Robert Hotte, Pierre Houle, François Lajoie, Yvon Leclerc, Gérard Marier, Jean Marineau, Michel Nolin, Yolande Potvin, Guy Rousseau, Marie-Josée Roux. Michel Nolin préside la réunion et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Forum André-Naud</strong></p>
<p><strong>Région Nicolet-Trois-Rivières</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Procès-verbal de la réunion du 22 avril 2010</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Présences</strong></p>
<p><strong> </strong>Raymond Anctil, Louis Blanchard, Henri-Paul Bordeleau, Raymond Champagne, Armand Descôteaux, Jacques Duhaime, Céline Girard, François Gravel, Robert Hotte, Pierre Houle, François Lajoie, Yvon Leclerc, Gérard Marier, Jean Marineau, Michel Nolin, Yolande Potvin, Guy Rousseau, Marie-Josée Roux.</p>
<p><strong>Michel Nolin</strong> préside la réunion et souhaite la bienvenue.</p>
<p><strong>1- Gérard Marier </strong>invite les membres à un moment de réflexion sur la base d’un texte de St Paul : <em>« Il ne faut pas museler le bœuf qui bat le grain»</em> I Cor. IX, 9.</p>
<p><strong>2</strong>- <strong>Adoption du l’ordre du jour</strong></p>
<p><strong> </strong>Proposée par Céline Girard, appuyée par Raymond Champagne</p>
<p><strong>3- Adoption du procès-verbal</strong> de la réunion du 18 mars 2010 :</p>
<p>Proposée par Yvon Leclerc, appuyé par Raymond Anctil</p>
<p><strong>4- Yolande Potvin </strong>donne un bref exposé sur la pensée d’André Naud sur le rôle des évêques. «<em>Les silences peuvent être coupables».</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>5- Rapport</strong> du comité de travail sur la nomination des évêques :</p>
<p><strong> </strong>Les lettres partent aujourd’hui.</p>
<p>Conférence de presse :  <strong>4 mai 2010</strong></p>
<p><strong> Heure; 10h00</strong></p>
<p><strong> Centre culturel de St-Grégoire</strong></p>
<p><strong> Programme : </strong>bienvenue, présentation</p>
<p>Dossier, questions, entrevues…</p>
<p>R. Hotte donne une référence : <strong>golias. fr</strong></p>
<p>Suites possibles à la conférence de presse : utiliser la tribune des lecteurs dans Le Nouvelliste.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>6- Crise dans l’Église</strong></p>
<p>- L’Église a abandonné le monde parce que le monde l’a  abandonnée…?</p>
<p>-  Il y aura d’autres crises dans l’Église… Être prêts…</p>
<p>-  Ne pas <em>embarquer </em>dans la crise actuelle de l’Église à la conférence de presse du 4 mai…</p>
<p>-  Essayer de former la conscience des gens. Insister sur la justice et la miséricorde évangéliques…</p>
<p>-  La structure de l’Église serait-elle en cause ?</p>
<p>-  On voit surtout <em>l’Église-parole</em>, mais on voit moins bien <em>l’Église-action<strong> …</strong></em></p>
<p><strong>Session de pastorale<em> </em>(4, 5 et 6 mai 2010)</strong></p>
<p><strong>- </strong>On souhaite la présence de membres du Fan pour intervenir quand il sera question de l’écoute<strong> </strong>du peuple versus la nomination des évêques.<em> </em>(4 ou 5 membres y seront)</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>7- Planification stratégique</strong></p>
<p>On révise les objectifs spécifiques (1,2,3) en lien avec les objectifs généraux.</p>
<p>Au point 1.3 on propose l’objectif suivant :</p>
<p><em>Encourager, soutenir, faire connaître les communautés locales ou organismes qui valorisent une organisation communautaire ou paroissiale en fonction de la liberté de pensée et d’expression des membres de la communauté</em></p>
<p><em> </em>Au point 3,2 on propose simplement un ajout</p>
<p>Assurer la reconnaissance de l’égalité en droit de tous les baptisés et chrétiennes au sein de l’Église et cela quels que soient leur sexe, leur orientation sexuelle, le statut social ou autres.<em> </em></p>
<p><em> </em>Les autres objectifs sont reportés au 3 juin.</p>
<p><strong>8- Varia</strong></p>
<p>- Il faudrait bien ramener le dossier des exclus (3 juin)</p>
<p>- On signale que les femmes devraient être représentées à la conférence de presse du 4 mai. Marie-Josée Roux sera présente.</p>
<p>- Il y en a qui sont empêchés d’être présents à nos réunions parce qu’elles ont lieu durant le jour. Possibilité de réunion le soir ?</p>
<p><strong>9- Prochaine rencontre : 3 juin 2010, 9h00 </strong></p>
<p><em> </em>Le moment de réflexion sera préparé par Jean Marineau.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>DIEU: UNE CRÉATION HUMAINE?</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 19:51:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Gervais Majeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[foi]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[existence]]></category>
		<category><![CDATA[preuve]]></category>
		<category><![CDATA[sens]]></category>

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		<description><![CDATA[Chacun  ou chacune d’entre nous, nous sommes habités par la question de Dieu, de son existence ou de sa non-existence? Toute notre vie, nous cherchons ses traces dans notre monde, dans notre histoire. Il est impossible de prouver l’existence de Dieu et également sa non-existence. Prouver, ici, ça s’appelle prouver! Depuis des siècles, les philosophes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chacun  ou chacune d’entre nous, nous sommes habités par la question de Dieu, de son existence ou de sa non-existence? Toute notre vie, nous cherchons ses traces dans notre monde, dans notre histoire. Il est impossible de prouver l’existence de Dieu et également sa non-existence. Prouver, ici, ça s’appelle prouver! Depuis des siècles, les philosophes ont élaboré des thèses et des preuves de son existence pour expliquer Dieu comme la cause première de toute vie, selon la logique de la filière de la cause et de son effet! Mais cet argument est fallacieux car en effet, si on peut remonter indéfiniment de l’effet à la cause, le monde serait donc éternel. Alors Dieu ne serait donc pas son créateur! Ou encore, le monde aurait commencé par lui-même, au début d’une façon minime et tâtonnante et allant en se complexifiant! En ce cas, nul besoin d’un Dieu créateur!</p>
<p style="text-align: justify;">Devant le monde vivant et complexe, peut-on deviner la présence d’un Être supérieur? Mais en regardant de plus près ce monde, n’en voyons-nous pas aussi toutes les horreurs dans certains mécanismes destructeurs comme les séismes,  les dérèglements de tous ordres! Ce monde est-il le fruit d’une pensée organisatrice ou un monde essayant de trouver son chemin vers son accomplissement à travers les tâtonnements aveugles? Le monde avec ses forces de croissance et de diminution affirme-t-il la présence d’un dieu créateur ou en récuse-t-il toute présence?</p>
<p style="text-align: justify;">Le croyant ne peut pas prouver l’existence cosmique de Dieu et de plus, sa foi est agressée par la pensée athée qui soutient que Dieu  n’est pas créateur mais créature de l’homme! La nature, la santé, la précarité de l’existence de tout vivant échappent douloureusement à notre désir de vie en plénitude, échappant à toute menace  de destruction. Alors l’homme s’imagine donc un Dieu tout-puissant que sa prière fera agir en sa faveur! Je cite ici François Varone : ¨ Tu as peur de ta fragilité, de la mort, tu désires vivre un bonheur sans faille, tu as soif d’être aimé et reconnu pour pouvoir donner sens à ton existence : tu donnes donc consistance à un Dieu dont la Providence veille sur toi! Tu exerces un pouvoir de domination sur les hommes et tu désires le maintenir : alors tu organises une Église qui met les puissants à l’abri du Tout-Puissant, conserve l’ordre dans la soumission hiérarchique et renvoie à plus tard la réalisation maintenant subversive des désirs de l’homme. Dieu est une projection de l’homme, la religion est une aliénation de l’homme, inconsciente ou organisée.¨( in Ce Dieu absent qui fait problème, p.15.)  La maxime populaire dit avec humour : Dieu a créé l’homme à son image et l’homme le lui a bien rendu! En effet, la critique des penseurs contemporains aura vite démoli les prétentions de l’existence d’un Dieu qui autoriserait les systèmes religieux autoritaires qui prétendent parler en son nom et qui cautionnent des dénis des droits humains…Ces dénis des ayatollahs de ce monde se réclament toujours d’un Dieu maitre de ce monde!</p>
<p style="text-align: justify;">Alors il apparait désormais plus clair qu’on accède à Dieu non pas par une démarche extérieure mais par une démarche intérieure, par expérience! Une expérience qui ressemblerait à l’expérience amoureuse. Dieu ne peut être connu que s’il est re-connu. Il se veut absent dans une présence discrète laissant au monde et à l’humanité son autonomie et sa libre auto-détermination. Un genre de souveraineté-association quoi! L’Homme est souverain dans ce monde et Dieu s’associe à lui par une présence de partenariat. Aujourd’hui, le croyant a le fardeau de la preuve tandis que l’athée autrefois apparaissait comme un être problématique et même vicié!</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la pensée païenne, ( une pensée religieuse certes!) le monde s’explique par ce Dieu avec lequel il vaut mieux transiger pour se mettre à l’abri de ses caprices. Dans le régime de la foi chrétienne, celle de l’expérience biblique, il y a une rupture nette! Ce n’est pas l’Homme qui doit faire valoir Dieu pour échapper à ses menaces imaginées  comme le soutient la pensée religieuse païenne, mais c’est Dieu qui fait valoir l’homme en l’établissant comme son partenaire dont il n’est ni jaloux ni jugeur, mais allié! Voilà comment pense le croyant chrétien habité par l’expérience de la foi évangélique.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la foi, Dieu se révèle tout autre! Il se fait découvrir tout autre! Il se révèle non pas comme le Dieu bouche-trou qui a réponse à tout, qui contrôle tout et qui mandaterait des contrôleurs mais le Dieu qui se fait reconnaitre comme un Dieu-Amour, en alliance avec le monde et l’humanité pour les conduire à leur plénitude! Un Dieu non pas jaloux et mesquin qui se ferait pingre en amour et en providence, mais un Dieu volontairement absent ou du moins discret, nous conduisant par des approches discrètes vers sa rencontre, vers le partage de sa PLÉNITUDE!</p>
<p style="text-align: justify;">-Pierre-Gervais Majeau ptre-curé, diocèse de Joliette,QC.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Un Dieu juge qui m’attend…dans le détour ?</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 15:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Gervais Majeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[foi]]></category>
		<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu juge]]></category>
		<category><![CDATA[jugement dernier]]></category>
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		<category><![CDATA[résurrection]]></category>

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		<description><![CDATA[DANS LE CANTIQUE ¨DIES IRAE , DIES ILLA ¨, LES GRANDES VALEURS DE MISÉRICORDE, DE BIENVEILLANCE , DE GRÂCE  ET D’ALLIANCE DISPARAISSAIENT AU PROFIT DE LA GRANDE VÉRITÉ DE LA PENSÉE RELIGIEUSE : DIEU EST UN JUGE QUI M’ATTEND POUR UNE REDDITION DE COMPTES. Il semble donc que l’ultime vérité eschatologique du jugement dernier donne raison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">DANS LE CANTIQUE ¨DIES IRAE , DIES ILLA ¨, LES GRANDES VALEURS DE MISÉRICORDE, DE BIENVEILLANCE , DE GRÂCE  ET D’ALLIANCE DISPARAISSAIENT AU PROFIT DE LA GRANDE VÉRITÉ DE LA PENSÉE RELIGIEUSE : DIEU EST UN JUGE QUI M’ATTEND POUR UNE REDDITION DE COMPTES. Il semble donc que l’ultime vérité eschatologique du jugement dernier donne raison à la religion contre la foi. Le vrai Dieu étant celui de la fin et la fin c’est le jugement. Lors  du jugement le croyant religieux saura enfin s’il a réussi à se faire suffisamment valoir devant Dieu pour mériter son salut. Le jugement dernier semble donc favoriser la MANŒUVRE RELIGIEUSE comme cheminement préparatoire et la foi comme illusion infiniment téméraire. Que de peurs   on a cultivées  pour redonner au jugement dernier un rôle terrifiant et provoquer le religieux à des manœuvres religieuses pour conjurer ses peurs et se donner de l’assurance dans une tentative de faire-valoir suffisant et satisfaisant.  Ces dernières années, en Église, on a peu parlé de jugement dernier par  peur de retomber dans les mêmes ornières de la théologie de la satisfaction. On parle désormais de RÉSURRECTION  en prenant bien garde de ne pas parler de ce qui se cache derrière ce mystère et par le fait même, on abandonne les croyants à leurs imaginations matérialisantes favorisant ainsi  toutes les malcroyances possibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant le jugement dernier est dans les Écritures. En Mtt 25,31-46, la parabole du jugement dernier a donné lieu à des relectures propres à la théologie de la satisfaction. Ceux qui avaient donné à manger, à boire, ceux qui avaient revêtu le pauvre, visité le malade ou le prisonnier….ceux-là donc avaient bien mérité leur bénédiction voire même leur salut! L’autre relecture , celle de la révélation du salut, nous annonce donc que tous ceux qui endosseront la pratique de Jésus telle que décrite dans la parabole, se retrouveront inévitablement  sur le chemin du salut, de l’identification au Premier-Né  du monde à venir!. Nos relectures nous ont souvent piégés : on a affirmé par exemple qu’on échapperait au jugement par un effet de la miséricorde divine. Dieu épuiserait sa justice par la mort méritoire de Jésus pour laisser apparaitre sa miséricorde. On pourrait donc triompher de la justice de Dieu par les mérites de Jésus-Christ. Comme si Dieu mettait sa justice en poche, attendri par nos supplications ou nos mérites, pour sortir de sa poche … sa miséricorde! Si je ne me fie  aux mérites, je rêverai enfin d’un Dieu débonnaire qui pourrait aller à récompenser le péché.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant le jugement de Dieu, faisant partie du donné révélé, est une bonne nouvelle, c’est une annonce de joie! Et ici je citerai François Varone : ¨Que l’on puisse se réjouir  du Dieu qui vient me juger et juger le monde en justice  et  les peuples en droiture (Ps 98,9) voilà bien la plus grande différence de la foi, celle aussi qui … achève de la manifester dans l’eschatologie.¨ (In  Ce Dieu juge qui m’attend. P.19)</p>
<p style="text-align: justify;">Dans  l’épitre aux Romains, au chapitre 8, Paul affirme au verset 1 : ¨Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus!¨. Voilà la perspective finale du salut pour le croyant vivant en Jésus-Christ. En Rm 8,3, Paul affirme aussi : ¨Dieu a condamné le péché dans la chair.¨   ¨DONC DIEU CONDAMNE, MAIS NON PAS L’HOMME TOUT ENTIER TEL QU’IL SE RÉALISE DANS SON DÉSIR ÉGARÉ. IL CONDAMNE, IL DÉTRUIT LE PÉCHÉ DANS LA CHAIR, IL EN LIBÈRE L’HOMME. Ce dernier n’est pas condamné, c’est son existence de mort (Rm 7,24) qui est condamnée; l’homme lui est ressuscité! ¨ (op.cit. p. 93) La condamnation fait donc partie du processus du salut! L’homme qui veut se réaliser dans son désir infini, voit souvent son existence égarée construite sur de fausses gloires. Au lieu de se laisser séduire par les fausses gloires (le péché), l’homme est appelé à se laisser engendrer dans l’identification à l’Image de Dieu, le Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la mort-résurrection du Christ, le processus du salut est révélé : Dieu ne condamne que le péché mais Il ressuscite l’homme  en en faisant un corps de gloire. Telle est la justice de Dieu : en condamnant le péché en l’homme, en détruisant le péché, il rend l’homme conforme à l’Image du Christ ressuscité, il lui octroie la filiation divine en plénitude. Le processus du jugement est donc est processus de RÉSURRECTION : Dieu libère l’homme de son enfermement et le fait exister dans la réalité de la filiation divine. ¨LE JUGEMENT, C’EST IDENTIQUEMENT LA MORT ET LA RÉSURRECTION DE L’HOMME : L’ACHÈVEMENT DE LA JUSTICE DE DIEU.¨ (op.cit. p.95) Dans les récits de guérison, Jésus révèle la pratique du Dieu différent, il revalorise la personne tout en condamnant son péché. Ces récits de guérison annonce donc le processus du jugement dernier! En Dieu, il n’y a pas justice ou miséricorde : sa justice est identiquement sa miséricorde puisqu’Il libère l’homme de son existence égarée par le péché, les fausses gloires, pour le ressusciter dans une existence de plénitude, celle de la gloire de Dieu. En Dieu-Père il n’y pas de maximalisation du châtiment et d’identification de l’homme pécheur avec la réalité du péché. Dans le processus du jugement, Dieu détruit toute existence égarée et libère le moi, en le ressuscitant pour sa gloire  et pour notre plénitude. Il enferme pour mieux libérer : ¨Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance (l’égarement du désir) et il attend avec patience de pouvoir les prendre tous dans la miséricorde de son jugement.¨ (Rm.11,32).</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, le jugement dernier est une bonne nouvelle de salut! Car Dieu nous jugera non pas à partir de notre péché, mais à partir de son  cœur! Un jour ou l’autre, nous sommes tous des pécheurs pardonnés car Dieu conduira un jour ou l’autre tous ses enfants à la conversion, à la louange éternelle. Pour Dieu les ¨maudits¨ n’existent pas car il les délivrerait même du mal absolu de la damnation s’ils l’avaient ¨méritée¨ car il prédestine tous ses enfants à la gloire, Dieu est un Père qui récompense les bons mais qui pardonne aux pécheurs car nous sommes tous des PERDUS RETROUVÉS,  CAR LE SALUT EST POUR TOUS PAR PURE GRÂCE ET PAR PUR AMOUR.  IL EST LE DIEU-JUGE QUI M’ATTEND NON PAS DANS LE DÉTOUR MAIS AVEC AMOUR ET PATIENCE!</p>
<p>Pierre-Gervais Majeau ptre-curé,</p>
<p>Unités Pied-de-la-Montagne et Belles-Montagnes,</p>
<p>Diocèse de Joliette, membre du Forum André-Naud.</p>
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		<title>Pour le respect de l’intelligence et de la foi</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 00:37:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gadbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[femmes et ministères ordonnés]]></category>
		<category><![CDATA[foi]]></category>
		<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu]]></category>
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		<category><![CDATA[ordination des femmes]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean d’Ormesson, cet écrivain français agnostique tenté de croire, déclarait il y a quelque temps dans la revue Le monde des religions que « Dieu est caché et doit le rester afin que nous puissions nous interroger sur son existence… » Il ajoute que « Les Évangiles me touchent profondément. Tout comme le pardon ou la communions des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jean d’Ormesson, cet écrivain français agnostique tenté de croire, déclarait il y a quelque temps dans la revue <em>Le monde des religions</em> que « Dieu est caché et doit le rester afin que nous puissions nous interroger sur son existence… » Il ajoute que « Les Évangiles me touchent profondément. Tout comme le pardon ou la communions des saints. » (numéro 21) Cet humain, et il n’est pas le seul, est un fantastique explorateur, un passionné chercheur, un tenace quêteur qui partage ses avancées avec ses lecteurs et lectrices défiés par la question de Dieu. Modeste, attentif, accueillant, fantaisiste, il provoque le cheminement, sème des questions essentielles, émet de douces constatations sans emprisonner aucune question et respecte tendrement l’intelligence de celles et de ceux qui l’accompagnent. Il y a de l’Évangile et du Jésus-Christ dans sa façon d’être.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’exercice de leurs responsabilités, certains annonceurs « officiels » de cette présence de Dieu auraient grand avantage à  s’inspirer de monsieur d’Ormesson et de plusieurs autres quêteurs de Dieu. Dans ses récents propos, et ce ne sont pas ses premiers du genre, le Saint-Siège (et celui qui y trône évidemment) vient de déclarer l’ordination des femmes <em>délit grave contre la foi</em>, mettant sur le même pied la pédophilie de plusieurs prêtres et la volonté d’ordonner prêtres des femmes. On y affirme donc le caractère <em>grave</em> du sacerdoce des femmes : une affirmation totalement absente des Évangiles, inimaginable dans la bouche de Jésus de Nazareth. Une déclaration qui dépasse la mesure et qui fait penser que parfois dans l’Église catholique on a remplacé Jésus-Christ par l’Église (Simone Weil). Une déclaration orgueilleuse, froide et fermée qui non seulement emprisonne la recherche sur le ministère pastoral et le sacerdoce baptismal, mais manque totalement de respect envers les femmes : qu’y a-t-il de commun entre le pédophile qui peut ruiner la vie de plusieurs enfants et la femme ordonnée prêtre pour nourrir la Vie en abondance? Manque de respect aussi envers l’intelligence de celles et de ceux qui, comme d’Ormesson, sont à l’œuvre  dans le champ terrestre pour discerner les pousses vertes dispersées de cette Vie en abondance. Le 1<sup>er</sup> janvier 1967, le réputé théologien britannique Charles Davis ne quittait-il pas son institution nommée Église catholique à cause de ses traits inhumains, étouffants et parfois près du mensonge? Malheureusement ces traits sont encore présents dans les récents propos du Saint-Siège concernant l’ordination des femmes. Entouré et encerclé par sa curie, le pape lit des mots, des informations et des rapports sur les questions des quêteurs de Dieu, sur la situation de SON Église, sur l’état des Églises locales: ses mots résonnent-ils dans son « cœur » et dans celui des membres de sa curie? Se pourrait-il que, pour reprendre des mots de l’écrivain québécois Gil Courtemanche (<em>Le monde, le lézard et moi</em>), ce Saint-Siège autoritaire « demeure un analyste, un témoin, une sorte d’interface »?</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle est la référence du Saint-Siège dans ses enseignements et déclarations : sa doctrine et les principes qui en découlent ou l’expérience biblique et la Parole qui nous la fait connaître? Pourquoi tente-t-il de nous faire croire que l’organisation actuelle de l’institution catholique découle de celle des premières communautés chrétiennes?  Comment nomme-t-on dans notre monde les chefs et institutions qui prétendent détenir toujours la Vérité au nom de… et condamnent celles et ceux qui questionnent leur prétention?</p>
<p style="text-align: justify;">Vivant au Québec où l’égalité des femmes et des hommes est reconnue partout, il nous est difficile de ne pas rager et d’éviter la colère quand on se fait répéter par l’Autorité de notre institution qu’une femme ne peut être ordonnée prêtre et, surtout, que ces ordinations seront dorénavant considérées par la Loi de notre Église comme un grave manquement à la foi… tout comme le prêtre qui abusera d’enfants.</p>
<p>Pour l’exécutif du Réseau des Forums André-Naud :</p>
<p>Rachel Deslauriers<br />
André Gadbois<br />
Denis Normandeau</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Se défaire de ses poisons. Pour une foi possible encore!</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 21:36:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Gervais Majeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[miséricorde]]></category>
		<category><![CDATA[service]]></category>
		<category><![CDATA[signe de salut]]></category>

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		<description><![CDATA[Parce qu’Israël s’est endurci dans ses prétentions de salut acquis, il s’est enfermé dans la suffisance. La même tentation guette l’Église: la suffisance! Demeurer dans la foi, c’est demeurer bénéficiaire de la Miséricorde jamais considérée comme méritée, acquise, monopolisée. L’Église n’est pas propriétaire du salut, elle en est le signe devant l’Histoire par pur choix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Parce qu’Israël s’est endurci dans ses prétentions de salut acquis, il s’est enfermé dans la suffisance. La même tentation guette l’Église: la suffisance! Demeurer dans la foi, c’est demeurer bénéficiaire de la Miséricorde jamais considérée comme méritée, acquise, monopolisée. L’Église n’est pas propriétaire du salut, elle en est le signe devant l’Histoire par pur choix gratuit de Dieu qui demeure le seul auteur du salut. L’Église est signe de salut parmi d’autres signes qui apportent des portions de réponse aux frustrations désespérées du désir constamment mis en échec par les détresses de l’existence. Quitter  la tentation de la suffisance, pour révéler au monde, dans le respect, les voies du salut, voilà l’appel reçu par l’Église: être signe de salut à travers sa propre précarité, sa propre fragilité. L’Église est servante et signe de la Miséricorde de Dieu jamais acquise, jamais possédée. Elle se fera patiente et humble et aucunement méprisante pour tous ceux qui refusent de passer dans la Miséricorde du Dieu capable de combler tout désir de plénitude. L’Église ne se fera jamais porteuse de condamnation devant les désirs égarés  ni sectaire en se drapant de toute prétention de pureté.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Église ne cherchera pas non plus à monopoliser le salut par des tentatives d’endoctrinement, de prosélytisme, de pouvoir de contrôle, mais elle prendra les voies du service, dans l’accompagnement du désir de l’autre en recherche de plénitude ou de salut, elle évitera tout mépris dominateur. Ici je citerai François Varone encore une fois : «SUFFISANCE, POSSESSION, MONOPOLISATION, avec leurs valets, MÉPRIS, VOLONTÉ DE POUVOIR, DOMINATION ET HYPOCRISIE, voilà les poisons qui, inévitablement, agressent les Églises dès lors qu’elles rejettent l’antidote Israël. Elles ne servent plus le Mystère. Elles s’en servent. Elles font du salut une existence poussiéreuse, aliénante… Elles oublient qu’elles ne peuvent anticiper et signifier le salut que par grâce et appel de Celui qui en est l’unique auteur». (in  Inouïes les voies de la Miséricorde, p.156.)</p>
<p style="text-align: justify;">C’est Dieu qui sauve, l’Église est signe, elle annonce. Si elle tombe dans la tentation de la suffisance, elle subira inévitablement les rejets du monde sécularisé. Elle hâtera sa propre mise au rancart, si elle se crispe dans de désespérantes tentatives de contrôle et de monopolisation du salut. Elle subira inévitablement des pertes de crédibilité dans son espoir d’atteindre le désir apeuré, sinistré, voire même insolent, des gens d’ici et de notre temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré toutes les tentatives postconciliaires d’aggiornamento, l’Église, la nôtre, devra donc trouver son chemin d’avenir en prenant les voies du service du sens et de l’espérance, en s’assumant comme le Reste évangélique, en prenant des attitudes plus fraternelles dans ses rencontres des Églises sœurs porteuses également du Signe du salut, le Christ, en évitant toutes tentations multitudinistes. Accepter de vivre un dégraissage administratif et doctrinal, rejeter toute volonté de puissance, voilà les défis de l’Église.  Elle deviendra signe de salut pour tous les hommes par la miséricorde de Dieu et non par sa propre puissance à elle!</p>
<p style="text-align: justify;">Dans notre société inédite, sécularisée et anomique, la parole de l’Église apparaît de plus en plus déphasée, archaïque. Comment maintenir le grand phylum évangélique dans une société résolument allergique dans sa grande majorité, à toute récupération «religieuse». Pour éviter la disparition irréversible de ce phylum évangélique, l’Église doit se rappeler les souffrances de sa naissance issue du judaïsme formalisé. La foi chrétienne s’est développée comme une alternative emballante au judaïsme plongé en pleine dérive de suffisance. Elle est apparue comme une voie nouvelle de spiritualité, soupçonnée d’athéisme par les païens polythéistes. Il y aura toujours des personnes désireuses de vivre la foi de l’Évangile au sein de tout un système de symbolique religieuse. Et il faut le respecter, car cela fait partie de l’être humain dans sa quête spirituelle. Mais la plupart pourrait également vivre une démarche spirituelle plus séculière tout en étant fortement évangélique. L’Église demeure maîtresse de spiritualité et elle est appelée à l’être autrement, selon des voies inédites, afin de rejoindre l’homme sécularisé et lui proposer, au sein de sa propre culture, les appels du salut venant du même Père des miséricordes inouies. L’Église doit donc préconiser un christianisme spirituel, pluriformel en diversifiant ses approches pastorales et en proposant une parole jamais contraignante ni endoctrinante, mais porteuse de sagesse et de transcendance et éveillant ainsi la quête du sens et du signe du salut. L’Église fera surgir ainsi plusieurs modes de pratique de vie chrétienne, toutes complémentaires les unes aux autres tout comme cela s’est toujours vécu dans son histoire! Cette même Église se réjouira de toutes les avancées des droits de la personne comme autant de signes de salut en voie de réalisation. Elle se penchera sur les appels des béatitudes et de tout le sermon sur la Montagne pour s’inspirer dans sa réflexion  éthique et prendra ainsi ses distances de la «supposée loi naturelle», elle qui est dépositaire d’une charte si libératrice, celle de l’Évangile.</p>
<p style="text-align: justify;">En quittant ses peurs ataviques, en quittant ses tentations de suffisance, l’Église évitera  de devenir un  corps desséché, organe témoin inerte dans l’organisation historique de l’humanité. Elle sera au sein de l’immense corps malmené de l’humanité toujours en quête d’une plénitude sans cesse espérée, signe de salut, épousant les joies et les peines de l’humanité et assumant sa propre précarité dans le service du sens, dans le service de l’espérance, en indiquant la voie qui transforme toute précarité humaine en  éternité, en conduisant l’humanité vers le vase de la miséricorde du Père.</p>
<p>Pierre-Gervais Majeau ptre-curé</p>
<p>Unités Belles-Montagnes et Pied-de-la-Montagne,</p>
<p>Diocèse de Joliette, membre du Forum André-Naud.</p>
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		<title>Le Dieu tout autre : il justifie!</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 12:47:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Gervais Majeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[foi]]></category>
		<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[Condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[justice de Dieu]]></category>
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		<description><![CDATA[Les différentes relectures des textes bibliques en viennent à soutenir des propos fort différents. Ainsi en est-il de la question de la justice de Dieu. Pour les uns, en effet, Dieu est amour, mais il est aussi vengeance, le péché doit être puni, l’offense infinie ne saurait être minimisée par un pardon facile et déjà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les différentes relectures des textes bibliques en viennent à soutenir des propos fort différents. Ainsi en est-il de la question de la justice de Dieu. Pour les uns, en effet, Dieu est amour, mais il est aussi vengeance, le péché doit être puni, l’offense infinie ne saurait être minimisée par un pardon facile et déjà acquis. Il faut d’abord payer, ensuite peut-on espérer le pardon. Pourquoi mener une bonne vie dans la fidélité, s’il n’y a pas de justice divine pour récompenser le fidèle et sanctionner l’égaré? Heureusement que Dieu n’a pas épargné son propre Fils en le livrant à cause de nos péchés. Sa colère provoquée par les horreurs des péchés des hommes, s’est abattue sur le Fils comme la misère sur le pauvre monde, dirait ma sainte mère! Le Fils a payé pour les péchés des autres, sa mort hautement méritoire a donc compensé suffisamment! C’est dans cette punition nécessaire que Dieu se manifeste en sa supériorité infinie. Il est normal que Dieu en sa justice infinie punisse et avertisse et qu’il bénisse les fidèles. ¨ Affirmer la justice pour les autres, y compris pour le Christ, et  espérer la miséricorde pour soi qui se découvre  de plus en plus incapable de triompher du jugement de Dieu, cette répartition n’est visiblement pas une synthèse heureuse.¨ (F. Varone : In  Ce Dieu censé aimer la souffrance, p. 140) Que Dieu punisse les pécheurs mais qu’il me fasse miséricorde à moi, moi, moi!  D’autres soutiennent que la miséricorde de Dieu  est toujours acquise, car Dieu n’est que miséricorde, une réduction qui s’inscrit en réaction à la théorie de la satisfaction énoncée précédemment mais qui verse cependant dans la malcroyance! Comment sortir de cette ambivalence  entre la justice punitive de Dieu qui le campe dans un rôle de justicier livrant des sentences et la seule miséricorde qui réduirait Dieu à un rôle de spectateur de l’humanité, à la fois indifférent et débile!</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre voie, celle de la révélation et  donc de  la foi, nous rappelle que le jugement de Dieu se fait en deux temps : il détruit le péché, il condamne les égarements de l’homme dans sa quête de sens et de désir, de plénitude mais il pardonne cependant au pécheur. Le jugement de Dieu est à la fois condamnation et pardon. C’est dans le Christ que Dieu a révélé pleinement sa justice. ( Rm 1, 16-17 ) Mais encore là, ne versons pas dans la satisfaction en affirmant  que nous sommes à l’abri de la terrible colère de Dieu étant donnée qu’elle s’est déjà assouvie sur Jésus que Dieu n’a pas épargné en le livrant  à une mort cruelle.  Que dit la foi révélée?  C’est par méconnaissance que l’homme s’égare dans  la recherche de la plénitude de son désir.  Et c’est par méconnaissance ou malcroyance que l’homme pense que le jugement de Dieu est colère et punition entrainant la révolte de l’homme et parfois même, son athéisme. Il faut donc en arriver à ce que le jugement de Dieu  ne soit plus perçu par méconnaissance  comme Colère de Dieu, mais qu’il soit enfin reconnu et vécu pour ce qu’il est depuis toujours et maintenant : <strong>UN JUGEMENT QUI SAUVE, LA JUSTICE DE DIEU.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">¨L’événement révélateur, c’est Jésus. C’est en lui que la méconnaissance peut se dénouer enfin et permettre au désir<strong> </strong>de l’homme de s’ouvrir  sur un nouvel espace, un espace qu’il va reconnaitre comme sa véritable demeure en même temps que son avenir : la gloire de Dieu.¨ (op.cit. p. 153) 1) Dieu a envoyé son Fils  dans une existence livrée….à la vanité et à l’esclavage de la corruption. Dieu a fait son Fils <strong><em>péché</em></strong>, donc son désir s’est trouvé comme le nôtre, livré à la vanité… à une exception près, l’existence livrée de Jésus, le Fils, ne connait pas le péché, l’égarement du désir, donc pas de révolte et de méconnaissance; cela veut dire :<strong> le jugement de Dieu qui ¨livre¨ Jésus  est perçu par lui non comme colère et condamnation mais comme voie de salut, comme puissance de vie favorable pour l’homme et à son désir authentique, comme Justice. ¨La preuve en est sa résurrection : c’est dans cet événement où   la vie de Jésus s’épanouit dans la gloire de Dieu, que le jugement  de  Dieu  apparait enfin  dans toute la plénitude de son action pour l’homme. La résurrection est donc l’événement qui révèle la Justice de Dieu : Si tu crois  que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. (Rm 19,9) ¨¨ (Op.cit. p.154) Enfin l’homme découvre dans le chemin de résurrection emprunté par le Christ, un chemin possible pour lui-même,  il découvre que Dieu  n’est  donc pas celui  qui livre  l’homme à la mort et à la ruine de son désir de plénitude, que Dieu n’est pas le dieu mesquin et jaloux que sa révolte et sa méconnaissance lui faisaient entrevoir, mais plutôt le Dieu qui ressuscite et ouvre à la plénitude et à la pleine identification au Premier-Né du monde nouveau.</strong><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est le Christ qui nous révèle la Justice de Dieu  comme  processus de transformation pour l’homme. La Justice  de  Dieu  dans  son action transformatrice, s’appelle la justification. Dieu justifie, il rend le croyant ajusté à lui en condamnant  en lui le péché qui conduit à l’égarement  et  à  la  quête des fausses gloires et  en  ouvrant  le croyant  à  un avenir  de plénitude.  Le jugement de Dieu  s’achève  en l’homme  glorifié dans  l’événement de la résurrection à  la suite du Christ. En devenant  péché   sans l’avoir commis, mais pour nous rejoindre dans notre existence, Jésus est devenu objet, avec nous, comme nous, du jugement de Dieu qu’en ressuscitant  il  a manifesté comme Justice. (Cf. op.cit. p. 155) Voici donc le plan de Dieu pour l’homme : tu ne t’égareras pas dans ton désir  mais tu te laisseras engendrer, ressusciter et accomplir dans la gloire.  Grâce  à  la révélation apportée par le Christ dans l’événement de sa résurrection, l’homme est passé de la méconnaissance  à la foi  au Dieu qui ressuscite.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la foi, nous percevons la différence absolue de Dieu en son  Mystère de libération de l’homme en le  faisant participer à la gloire du Ressuscité. Ce n’est pas par la pratique de la loi et par la multiplication des œuvres que nous sommes sauvés mais par l’œuvre de Dieu, la résurrection du Christ. Mais vivre déjà en ressuscité, c’est  s’engager dans des œuvres de salut! Chez ce Dieu tout autre, la justice aussi est toute autre : il n’y a en Dieu que puissance de vie et de salut pour conduire l’homme le long du chemin compliqué sur lequel son désir s’éveille puis découvre sa portée infinie, négativement d’abord dans la vanité du monde, puis positivement dans la découverte de la gloire de Dieu. La justice de Dieu, se fait donc miséricorde pour l’homme, force  de transformation et de glorification pour l’homme. La justice de Dieu  n’est que miséricorde car elle fait valoir l’homme;  sa  vie dans le compagnonnage du Christ  lui permettra de se laisser engendrer par le Père. Son désir de plénitude et sa pratique de vie  dans le compagnonnage du Christ, conduiront l’homme vers le salut, le partage de la gloire du Ressuscité. La Justice du Dieu tout autre : une PUISSANCE  POUR  LA  VIE !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pierre-Gervais Majeau ptre-curé,</strong></p>
<p><strong>Unités Pied-de-la-Montagne et Belles-Montagnes,</strong></p>
<p><strong>Diocèse de Joliette, Membre du Forum André-Naud.</strong></p>
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		<title>Le franc-tireur</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 18:31:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gadbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vatican II]]></category>
		<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[épiscopat]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée d'évêque]]></category>
		<category><![CDATA[chrétienté]]></category>
		<category><![CDATA[Condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[Ouellet]]></category>
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		<description><![CDATA[Karol Wojtyla fut un homme charmant et cultivé, d’une intelligence supérieure, grand visiteur des peuples, profondément amoureux de SON Église catholique. Comme il n’appréciait pas la petite fenêtre ouverte sur le monde par les 2200 pères conciliaires en octobre 1962, il s’entoura de collaborateurs patients et habiles pour la faire disparaître discrètement sans coups d’éclats. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Karol Wojtyla fut un homme charmant et cultivé, d’une intelligence supérieure, grand visiteur des peuples, profondément amoureux de SON Église catholique. Comme il n’appréciait pas la petite fenêtre ouverte sur le monde par les 2200 pères conciliaires en octobre 1962, il s’entoura de collaborateurs patients et habiles pour la faire disparaître discrètement sans coups d’éclats. Homme de pouvoir, il décida de « restaurer » cette Église néophyte et aérée, de la ramener au bon vieux temps de la chrétienté. Année après année, il déposa dans l’ouverture créée de petites pierres bien cimentées… mais discrètes : rapprochement avec l’Opus Dei, réduction des pouvoirs des assemblées d’évêques d’un pays, condamnations de théologiens… Le travail est maintenant très avancé, surtout en Occident, mais ce n’est pas le temps de relâcher l’ardeur. Joseph Ratzinger le sait trop bien, lui qui poursuit le travail de son prédécesseur.</p>
<p style="text-align: justify;">La nomination de Marc Ouellet comme préfet de la Congrégation pour les évêques est l’une de ces petites pierres «précieuses» capables de faire progresser le projet de retour au modèle institutionnel qui a fait ses preuves. Car Marc Ouellet fait partie de ces clercs carriéristes qui semblent n’avoir jamais apprécié la brise venant de la petite fenêtre: il y a une seule façon d’être chrétien catholique et c’est la sienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Homme charmant et cultivé lui aussi, d’une intelligence supérieure, bon connaisseur des peuples, profondément amoureux de SON Église catholique, il saura discrètement orienter la nomination des futurs évêques (vulgairement dit en politique: placer ses hommes) pour faire oublier le vent frais qui pénétra un jour dans le Temple grâce à la petite fenêtre. Mine de rien, en plaçant SES hommes à la tête des différentes Églises locales (spécialement en Amérique latine), il contribuera FORTEMENT à cléricaliser les communautés chrétiennes, à renforcir les rituels et les normes au détriment de la Parole de Dieu, à donner des leçons au monde, à uniformiser la pensée et les structures de SON Église et à faire passer l’ordre social avant la défense des plus petits et des appauvris. Lui qui, durant son passage à Québec, n’a pas réussi à s’intégrer à l’Assemblée des Évêques Catholiques du Québec, aura maintenant beau jeu pour poursuivre l’affaiblissement des conférences épiscopales et la consultation du Peuple de Dieu. Le tout avec la bénédiction solennelle de celui qui l’a nommé, Benoît XVI.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage qu’à l’heure où la collégialité des évêques du monde entier soit un enjeu pour l’avenir de l’Église catholique, le premier pasteur de cette Église ait nommé un franc-tireur pour stimuler leur solidarité. Dommage, mais ça se comprend! Et ça ne fêtera pas fort à Rome en octobre 2012 lors du 50<sup>e</sup> anniversaire de Vatican II.</p>
<p style="text-align: justify;">André Gadbois (pour le Réseau des Forums André-Naud)</p>
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		<title>Saint Jean-Baptiste 2010.</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 01:13:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lacroix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[peuple québécois]]></category>
		<category><![CDATA[service]]></category>

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		<description><![CDATA[Mes chers frères et sœurs en Église. Tout d’abord, bonne fête nationale à chacun et chacune d’entre vous! Bizarrement, la fête de la St Jean-Baptiste nous renvoie automatiquement à la fête de Noël qui se situe à l’autre pôle de l’année, en hiver. La deuxième lecture de ce matin nous éclaire sur ce point : « Dieu a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mes chers frères et sœurs en Église.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, bonne fête nationale à chacun et chacune d’entre vous!</p>
<p style="text-align: justify;">Bizarrement, la fête de la St Jean-Baptiste nous renvoie automatiquement à la fête de Noël qui se situe à l’autre pôle de l’année, en hiver. La deuxième lecture de ce matin nous éclaire sur ce point : « Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c’est Jésus dont Jean-Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. »</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi bien dire que sans la fête de Noël, la fête de la naissance de Jésus,, la fête de la St Jean serait insignifiante, i.e. qu’elle n’aurait pas de sens. La seule raison d’être de la fête de la St Jean, c’est d’annoncer la venue de Jésus; et Jean-Baptiste lui-même le disait : « Il vient  celui qui vous baptisera de l’eau et de l’Esprit-Saint… et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales. »</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme il arrive souvent dans la Bible, pour souligner qu’un événement spécial se prépare, l’évangéliste raconte la naissance un peu mystérieuse de Jean-Baptiste, qui préfigure la naissance de Jésus : tout d’abord Zacharie devient muet à l’annonce que son épouse Élisabeth va lui concevoir un fils; puis vient le temps de la circoncision où les parents donnent un nom à leur enfant. Selon la tradition, l’enfant devrait s’appeler Zacharie mais les parents ont choisi un autre nom : « son nom est Jean » écrit le père de l’enfant sur une tablette.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a du nouveau dans l’air. Élisabeth et Zacharie rompent avec la coutume et cette rupture annonce que quelque chose de nouveau se prépare : c’est la venue de Jean-Baptiste qui annonce des temps nouveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous, les Québécois et les Québécoises, nous avons le bonheur, comme peuple, d’avoir ce grand personnage, Jean-Baptiste, comme patron. Nous sommes donc directement interpelés par cette fête. Vous savez, comme moi, que l’Église du Québec passe à travers une période d’intenses changements : la pratique religieuse a baissé dramatiquement, le clergé a du mal à se renouveler et plusieurs personnes voudraient voir la foi chrétienne confinée dans le domaine privé. Devant ces faits, certaines personnes paniquent et crient même à la persécution. À l’image de notre patron, je crois que nous sommes appelés à annoncer des temps nouveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a un peu plus de 40 ans, le Concile Vatican II a donné une orientation aux chrétiens et aux chrétiennes, donc à l’Église. Dans la Constitution pastorale « L’Église dans le monde de ce temps », on peut y lire dans la conclusion : »Se souvenant de la parole du Seigneur : « En ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous vous aimez les uns les autres », les chrétiens ne peuvent pas former de souhait plus vif que celui de rendre service aux hommes de leur temps, avec une générosité toujours plus grande et plus efficace. »  le Concile souhaitait donc une Église servante et pauvre; et on ne peut pas dire que ce souhait a été pris au sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais… si l’Esprit Saint l’avait pris au sérieux! Et si c’était son optique à Lui de rendre notre Église servante et pauvre : la baisse de la pratique, la baisse du nombre de ministres ordonnés ou non, la baisse de revenus, tout cela ce sont des signes de l’appauvrissement de notre Église.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à être servante, c’est une attitude qui se situe à l’opposé de la domination. C’est une attitude à acquérir. L’Église ne peut et ne doit imposer ses croyances, ses points de vue, sa morale, sa vision du monde aux humains de ce temps. Tout au plus, elle peut les proposer; c’est même son devoir de le faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Une Église qui est au service du monde, c’est une Église qui est follement amoureuse du monde, tout comme le Dieu qu’elle annonce. Avant de vouloir le changer, avant de lui proposer des chemins de justice, de fraternité, de paix, de liberté, de respect de la nature, elle doit faire une déclaration d’amour crédible envers l’humanité, rappeler la beauté de la Création, comme nous le ferons dans le chant de sortie, et rendre grâce pour la présence de Dieu qui se manifeste à nous à travers les personnes et les événements.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi nous reverrons une communauté de chrétiens et de chrétiennes qui aura du sens pour le peuple québécois. Celui-ci aura peut-être alors le goût d’ouvrir son cœur et son esprit à un dialogue avec l’Église qui jouera alors son rôle de service, de sel de la terre, de levain dans la pâte auprès de la société québécoise d’aujourd’hui.</p>
<p>Amen.</p>
<p>Michel Lacroix</p>
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		<title>S’endimancher… obligatoire ou prioritaire ?</title>
		<link>http://forum-andre-naud.qc.ca/?p=2253</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 22:59:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert Hotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[eucharistie]]></category>
		<category><![CDATA[communauté]]></category>
		<category><![CDATA[Diacre]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le temps certaines pratiques de vie chrétienne en viennent à perdre le sens de leur existence. Ainsi en est-il de la participation à la messe dominicale et je dirais même du sens du dimanche lui-même comme «Jour du Seigneur». Voici un sujet qui ne suscitera pas un débat bien intense en Église comme l’avortement, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avec le temps certaines pratiques de vie chrétienne en viennent à perdre le sens de leur existence. Ainsi en est-il de la participation à la messe dominicale et je dirais même du sens du dimanche lui-même comme «Jour du Seigneur». Voici un sujet qui ne suscitera pas un débat bien intense en Église comme l’avortement, la pédophilie ou l’ordination des femmes. Je me rappelle, dans mon jeune temps, que manquer la messe le dimanche était un péché assez grave, même s’il n’avait rien à voir avec le sexe, pour devoir le confesser dans les plus brefs délais. Une telle voie ne mène nulle part. La preuve est faite que les préceptes canoniques du permis et du défendu mènent plutôt à une dégénérescence du christianisme.  (Voir «Le ver était dans le fruit : un christianisme en dégénérescence» de Marie-Abdon Santaner, capucin.)<strong> </strong>Aujourd’hui, c’est de savoir si on a le temps ou non d’avoir une pratique dominicale. Nos enfants et petits-enfants nous affirment qu’ils n’ont pas le temps… ou que cela ne les intéresse pas; la messe n’a aucune pertinence pour eux. Pourtant, «ils ont reçu la meilleure éducation chrétienne, les meilleurs  cours de catéchèse, l’exemple de leurs parents.» (Gilles Lagacé du Réseau des Forums André-Naud)  Quand avons-nous loupé dans la transmission de nos valeurs? Or j’ai beau affirmer que c’est une question de choix prioritaire, je n’arrive pas à les convaincre. J’en arrive donc à la conclusion que l’excuse du temps manquant est facile. Car nos enfants et petits-enfants trouvent le temps nécessaire pour pratiquer les activités qui les intéressent en priorité et cela même le dimanche.  Bien sûr, les priorités changent d’une génération à l’autre. Mais la question demeure: d’où vient cette indifférence envers la pratique dominicale?  Nous savons par expérience que cette  pratique dominicale  n’est pas garante d’une attitude quotidienne évangélique, car ce n’est pas nécessaire d’aller à la messe pour être chrétien. Par contre, une pratique évangélique quotidienne doit prendre sa source quelque part, il me semble.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début du mois de juin dernier, l’émission de télévision «Le verdict» portait sur la pratique religieuse au Québec. Les concepteurs de cette émission utilisent le sondage pour vérifier certaines questions. Dans tous les sondages, de façon générale, les Québécois se déclarent dans une très forte majorité être catholiques. Alors voici une question directe : «Êtes-vous pratiquants?». Réponse : 17% oui et 83% non. Aller à la messe ne nous excite plus depuis longtemps. Mais  s’agit-il d’une réponse culturelle ou cultuelle? Ce n’est peut-être pas un reflet parfait de notre identité, mais cela pointe dans une direction bien précise : les Québécois seraient-ils dans les faits,  des «sans religion» qui s’ignorent? ( Les carnets  d’Alain Crevier sur internet) Si les Québécois sont «sans religion», ils sont aussi «sans la pratique» qui permet d’aller à la source de ce que peut être une pratique évangélique quotidienne. Mais comment en sommes-nous arrivés là dans notre société aux racines si religieuses? Autrefois, ça allait, on ne travaillait pas en ce jour, les commerces étaient fermés, tout le monde <strong>s’endimanchait</strong><em>, </em>comme on disait  à cette époque.<em> </em>À ce propos, je vais vous  décrire mon beau-père, un homme de la terre.  Toute sa vie il a travaillé fort dans des vêtements rudes, mais le dimanche, tous les dimanches, il revêtait son unique habit et son unique cravate, car «c’était le dimanche.» Une fois les vêtements du dimanche endossés, on se rendait à l’église, puis on passait le reste de la journée à se visiter dans la famille et entre amis.</p>
<p style="text-align: justify;">Les  années ont passé et les habitudes ont évolué.  Nous vivons maintenant dans une société pluraliste  et nous sommes sollicités le dimanche par toutes sortes d’activités, comme le travail des gens, l’ouverture des commerces et les activités des loisirs. Le point de ralliement des chrétiens n’est  certainement plus l’église ou l’Église, sinon pour une minorité. Aujourd’hui, les Québécois mènent des vies surchargées de responsabilités, d’activités et de préoccupations de toutes sortes. Dans ce contexte, nous avons parfois peine à trouver le sens profond de nos engagements, et nous cherchons tout de même des lieux pour refaire nos forces intérieures. Avec tous ces changements,  faut-il encore des dimanches? Le dimanche est-il un restant d’une vieille institution dépassée dans la culture actuelle? Pourtant l’Eucharistie ouvre un espace vital et invite à une respiration du cœur, qui sont nourriture pour la route. C’est autour de cette table <strong>communautaire</strong> que nos vies reprennent sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les absents sont si nombreux, c’est peut-être que la rencontre communautaire n’est pas assez attrayante pour remplir le vide d’une vie quotidienne, n’est pas assez nourrissante <strong>pour<em> celles et ceux qui ont faim. </em></strong>Avons-nous fait plus dans notre renouveau liturgique<strong> </strong>que de demander aux présidents de nos célébrations de se tourner vers le peuple? Pourtant, «Ce ne serait pas exagéré de dire que le Concile Vatican II a retourné l’Eucharistie à ce qu’elle a été à l’origine : une assemblée du peuple de Dieu convoqué ensemble pour louanger Dieu, écouter la Parole de Dieu et <strong> partager le pain </strong> avec la ferme croyance que le Seigneur Jésus était présent parmi elles et eux.» (William H. Shannon, Président fondateur de la Société Thomas Merton internationale et cité d’après le Bulletin de mai 2010 du Réseau des Forums André-Naud) Le partage des responsabilités liturgiques entre tous les baptisés et toutes les baptisées s’est-il manifesté? Je parle ici du partage de la Parole, des gestes liturgiques, des préoccupations des besoins des uns et des autres. Offrons-nous le pain et la coupe <strong>à tous </strong> ou maintenons-nous encore <strong>des exclus</strong> à la table eucharistique? Pourtant, Jésus a bien dit : <strong>«Prenez, et mangez en tous. Prenez, et buvez en tous.» </strong>(Prière eucharistique III)<strong> </strong>Nos exceptions viennent de nos structures humaines, pas de Jésus. Le fait d’avoir 83% d’absents à nos eucharisties dominicales vous surprend-il encore quand nous constatons les restrictions canoniques. À bien y penser, l’absence de nos proches à la table dominicale vient pour une  bonne partie de ce que les exigences canoniques ont pris le dessus sur l’enseignement évangélique et le sens à donner à la rencontre communautaire. Il ne suffit pas d’éviter un débat pour que les questions se règlent. À ce sujet, Jésus n’a pas dit autre chose que les paroles citées ci-dessus. Jésus n’a pas élaboré une théologie du dimanche. D’ailleurs, Jésus n’a élaboré aucune théologie.  Mais en ce jour de sa résurrection, il a posé des gestes importants, il a prononcé des paroles de paix, il a donné un sens à ce jour.  Le premier jour de la semaine, après sa mort, nous dit l’Évangile, le jour de sa résurrection, il a rencontré ses disciples. Le  Ressuscité est revenu le dimanche suivant pour convaincre Thomas et il revient ainsi de dimanche en dimanche pour les chrétiens et les chrétiennes de notre temps.</p>
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<form> Pourquoi faut-il encore des dimanches? C’est pour renaître ensemble en devenant le corps du Christ et non pas pour  nous mettre en  règle avec le Code de droit canonique. C’est pour témoigner ensemble de la présence du Christ ressuscité tel que l’Évangile nous le promet. C’est pour assurer la présence du Christ ressuscité dans notre quotidien d’un dimanche à l’autre.  Car Jésus n’est pas absent durant la semaine. Il est là dans cette personne qui m’aide dans une tâche importante.  Il est là dans ce temps partagé avec des gens seuls, malades.  Il est là partout où naît la vie. Il est là partout où la mort et la dégradation humaine sont vaincues.  Il est là partout où la Bonne Nouvelle de sa résurrection est annoncée.  Il est là où la haine cède la place au pardon et à l’amour.  Jésus ressuscité est toujours là.</form>
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<p>Voilà pourquoi il faut des dimanches pour nous le rappeler, pour que soit tenue la promesse du Christ: «Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.» Il faudra donc des dimanches jusqu’à la fin des temps.  Il faudra toujours que des communautés chrétiennes se rassemblent le dimanche pour reprendre et prolonger le salut que le Christ adresse au monde par le président de notre Eucharistie lorsqu’il dit: «La paix soit avec vous».   Nous savons par ces paroles que nous recevons un salut qui nous sauve d’une mort certaine. Nous prolongeons ainsi d’un dimanche à l’autre, dans nos propres vies, le don que Jésus a fait de sa vie.</p>
<p>Je voudrais arriver à convaincre mes enfants et petits-enfants que nous ne pouvons pas vivre comme chrétiens sans le dimanche. Sans le dimanche, nous n’arrivons pas à dire «Mon Seigneur et mon Dieu». Sans le dimanche, nous ne pouvons  proclamer  pleinement la résurrection du Christ. Sans le dimanche, nous n’avons plus de rassemblement où Jésus est présent jusqu’à la fin du monde. C’est le jour de la présence par excellence, celle du Seigneur Jésus. À la communauté Ste-Bernadette le dimanche à l’invitation de président de notre assemblée «Le Seigneur est avec vous» nous répondons «Il est au milieu de nous».</p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Les gens </strong><strong>de nos jours</strong><strong> retrouveront-ils  l’importance de «s’endimancher » non pas à cause de «faute grave», mais par nécessité de vivre la rencontre communautaire avec Celui qui est toujours au milieu de nous ?</strong></p>
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		<title>Lettre ouverte à Mgr Ouellet</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 03:12:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Micheline Trépanier</dc:creator>
				<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[épiscopat]]></category>
		<category><![CDATA[Dignité]]></category>
		<category><![CDATA[Ouellet]]></category>
		<category><![CDATA[pastorale]]></category>
		<category><![CDATA[personne humaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Monseigneur, Je suis de plus en plus inquiète quand je lis vos propos  dans les pages du journal Le Soleil à Québec: «J’ai l’honneur ou le malheur de défendre la dignité de la personne humaine sans condition ni compromission. Dans le débat actuel sur l’euthanasie, cela me vaut d’être traité d’intégriste et d’ayatollah.» Monseigneur, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Monseigneur,</p>
<p style="text-align: justify">Je suis de plus en plus inquiète quand je lis vos propos  dans les pages du journal Le Soleil à Québec<strong>: </strong>«J’ai l’honneur ou le malheur de défendre la dignité de la personne humaine sans condition ni compromission. Dans le débat actuel sur l’euthanasie, cela me vaut d’être traité d’intégriste et d’ayatollah.»</p>
<p style="text-align: justify">Monseigneur, ce n&#8217;est pas parce que vous défendez la dignité de la personne humaine sans compromission, comme vous le dites,  qu&#8217;on vous traite d’intégriste et d’ayatollah. D&#8217;autres valeureux défenseurs de la vie humaine le font (l’AÉCQ par exemple et les pasteurs dans nos paroisses) sans  provoquer une tel ressentiment. Relisez <strong>la prise de position du Centre justice et Foi,</strong> face à vos propos et vous aurez l&#8217;heure juste à ce sujet.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.cjf.qc.ca/cjf/memoires/prises_position/Des-propos-deplorables.pdf">http://www.cjf.qc.ca/cjf/memoires/prises_position/Des-propos-deplorables.pdf</a></p>
<p style="text-align: justify">Je ne doute nullement de vos bonnes intentions, mais cela ne suffit pas à l&#8217;heure où l&#8217;Église traverse une période aussi difficile. Permettez à une simple chrétienne de vous dire bien fraternellement:  «Dommage, monseigneur, il me semble que vous nuisez à la cause plus que vous aidez actuellement!» Cela m&#8217;attriste, car la démesure, le peu de sens pastoral de vos propos, votre copinage avec Pro-Vie  et votre alignement politique derrière le gouvernement Harper éclaboussent et discréditent tous les catholiques  de l&#8217;Église du Québec. Le réalisez-vous?</p>
<p style="text-align: justify">De plus, dans les pages du Soleil, vous ajoutez: «Certains ne supportent pas que la dignité humaine ne soit en rien diminuée quand la personne n’est pas encore née, qu’elle est malade, handicapée ou mourante»&#8230;  Désolée, encore une fois , Monseigneur, <strong>ce n&#8217;est pas cela</strong> <strong>que plusieurs</strong> (et non certains) ne supportent pas, mais bien la teneur de votre discours qui  apparaît comme un relent d&#8217;une Église  triomphaliste qui reconnaît la paille dans l&#8217;œil du prochain sans  voir la poutre dans le sien.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le communiqué de l&#8217;AÉCQ il n&#8217;y a pas de compromission,  mais plutôt une parole beaucoup plus à saveur d&#8217;évangile que votre tirade en solo qui fait flèche de tout bois. Une parole qui redit clairement la conviction fondamentale de l&#8217;Église quant à la valeur de la vie humaine, mais avec tout le  tact  requis et la prise en compte de la détresse humaine  et de la culture de notre époque. L&#8217;éducation, la patience et le respect des consciences me semblent une voie beaucoup plus prometteuse que vos déclarations tout azimut! Pourquoi seriez-vous le seul à avoir le pas dans cette Église du Québec, Monseigneur Ouellet? Il serait surprenant que l&#8217;Esprit-Saint  ne souffle pas sur l&#8217;Assemblée des évêques du Québec! Moins de chance de se tromper à plusieurs, non?</p>
<p style="text-align: justify">En toute communion malgré les divergences,</p>
<p style="text-align: justify">Micheline Trépanier</p>
<p style="text-align: justify">Longueuil</p>
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